{"id":55,"date":"2021-04-15T12:14:40","date_gmt":"2021-04-15T10:14:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/?page_id=55"},"modified":"2021-05-14T17:33:03","modified_gmt":"2021-05-14T15:33:03","slug":"pourquoi-aller-voir-un-psychologue","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/pourquoi-aller-voir-un-psychologue\/","title":{"rendered":"Pourquoi aller voir un psychologue ?"},"content":{"rendered":"\n<p>La place de la psychologie et du psychologue a beaucoup \u00e9volu\u00e9 depuis une centaine d&rsquo;ann\u00e9e. Notre soci\u00e9t\u00e9 est progressivement pass\u00e9 d&rsquo;un mod\u00e8le en tout ou rien (on est soit \u00ab\u00a0normal\u00a0\u00bb soit \u00ab\u00a0fou\u00a0\u00bb) \u00e0 un mod\u00e8le plus nuanc\u00e9 dans lequel divers troubles psychologiques ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s et \u00e9tudi\u00e9s afin d&rsquo;\u00eatre mieux pris en charge. A pr\u00e9sent, on ne va plus voir le psy parce qu&rsquo;on est \u00ab\u00a0fou\u00a0\u00bb mais parce qu&rsquo;on ressent une souffrance psychologique, ponctuelle ou chronique, localis\u00e9e dans un secteur de notre vie ou globale qui s&rsquo;exprime par des sympt\u00f4mes aussi vari\u00e9s que des affects d\u00e9pressifs, de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 ou de l&rsquo;agressivit\u00e9. Voyons plus en d\u00e9tail les diff\u00e9rentes indications pour une prise en charge par un psychologue.<\/p>\n\n\n\n<h2>Le soutien ponctuel<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans l&rsquo;existence de chacun surviennent des \u00e9v\u00e9nements de vie douloureux, \u00e9prouvants ou difficiles \u00e0 g\u00e9rer : le d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;un proche, une s\u00e9paration ou un divorce, le d\u00e9part des enfants qui sont devenus adultes, un coming out, la perte d&rsquo;un emploi, l&rsquo;annonce d&rsquo;une maladie chronique ou incurable, un environnement professionnel \u00e9puisant. Ces facteurs ext\u00e9rieurs peuvent d\u00e9border les capacit\u00e9s d&rsquo;\u00e9laboration de l&rsquo;esprit et engendr\u00e9 des affects douloureux, une souffrance ou des sympt\u00f4mes psychologiques et physiques. Si ces effets sont passagers et se r\u00e9sorbent rapidement, il n&rsquo;y a rien d&rsquo;alarmant. En revanche si ces effets perdurent, s&rsquo;amplifient ou atteignent des niveaux insupportables, il est possible de consulter un psychologue. En quelques s\u00e9ances, le psychologue fera le point sur la situation et fera un bilan avant de proposer au patient une strat\u00e9gie pour surmonter cette difficult\u00e9. Ce moment de crise peut \u00e9ventuellement mettre \u00e0 jour des difficult\u00e9s plus anciennes. Il faudra alors envisager une prise en charge plus approfondie.<\/p>\n\n\n\n<h2>Les troubles psychopathologiques<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis cent ans, des \u00e9tudes sont faites pour tenter de classifier les troubles psychologiques, en fonction de sympt\u00f4mes et\/ou de l&rsquo;origine des troubles. La classification m\u00e9dicale est celle du DSM qui r\u00e9partit les troubles entre : <\/p>\n\n\n\n<ul><li>les troubles neuro-developpementaux (handicap intellectuel, troubles de la communication, troubles du spectre autistiques, d\u00e9ficit de l&rsquo;attention\/hyperactivit\u00e9, troubles des apprentissages, troubles moteurs)<\/li><li>troubles psychotiques (bouff\u00e9e d\u00e9lirante aigue, trouble d\u00e9lirant, schizophr\u00e9nie)<\/li><li>troubles bipolaires (de type I, de type II, trouble cyclothymique)<\/li><li>troubles d\u00e9pressifs (aigu, chronique, persistant)<\/li><li>troubles anxieux (anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, mutisme, phobie sp\u00e9cifique, anxi\u00e9t\u00e9 sociale, trouble panique, agoraphobie, anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e)<\/li><li>troubles obsessionnels-compulsifs (toc, dysmorphie corporelle, th\u00e9saurisation pathologique&#8230;)<\/li><li>trouble li\u00e9s \u00e0 des traumatismes ou des facteurs de stress (stress post traumatique, burn out, trouble de l&rsquo;adaptation&#8230;)<\/li><li>troubles dissociatifs (amn\u00e9sie disssociative&#8230;)<\/li><li>troubles \u00e0 symptomatologie somatique (hypocondrie, trouble de conversion&#8230;)<\/li><li>troubles des conduites alimentaires (anorexie, boulimie &#8230;)<\/li><li>troubles du contr\u00f4le sphinct\u00e9rien (\u00e9nur\u00e9sie, encopr\u00e9sie &#8230;)<\/li><li>trouble du sommeil<\/li><li>dysfonction sexuelle<\/li><li>addiction<\/li><li>troubles neurocognitifs (\u00e9tat confusionnel, d\u00e9mence s\u00e9nile, maladie d&rsquo;alzheimer &#8230;)<\/li><li>troubles paraphiliques (voyeurisme, f\u00e9tichismes, exhibitionisme &#8230;)<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Pour tous ces troubles, l&rsquo;indications d&rsquo;un suivi th\u00e9rapeutique est avant tout d\u00e9termin\u00e9 par le degr\u00e9 de souffrance et d&rsquo;inadaptabilit\u00e9 sociale que le trouble induit. Pour certains troubles, il sera n\u00e9cessaire d&rsquo;utiliser une approche m\u00e9dicamenteuse (psychiatre) et\/ou non m\u00e9dicamenteuse (psychologue clinicien). Le suivi peut \u00eatre plus ou moins long en fonction de diff\u00e9rentes facteurs : la nature du trouble, son niveau d&rsquo;intensit\u00e9, son caract\u00e8re aigu ou chronique, les comorbidit\u00e9 (pr\u00e9sence de plusieurs troubles simultan\u00e9ment). Des techniques th\u00e9rapeutiques ont \u00e9t\u00e9 mises en place pour r\u00e9pondre \u00e0 ces diff\u00e9rentes troubles que ce soit dans un r\u00e9f\u00e9rentiel psychanalytique, cognitivo-comportementaliste ou syst\u00e9mique.<\/p>\n\n\n\n<h2>Les troubles de la personnalit\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p>Parfois la souffrance psychologique n&rsquo;est pas li\u00e9e \u00e0 des sympt\u00f4mes isol\u00e9s (d\u00e9pression, anxi\u00e9t\u00e9, addiction&#8230;) mais au mode de fonctionnement g\u00e9n\u00e9rale (vision de soi et du monde, relations aux autres&#8230;). On parle alors de troubles de la personnalit\u00e9. Les troubles de la personnalit\u00e9 sont caract\u00e9ris\u00e9s par des relations \u00e0 soi et aux autres qui sont rigides, durables, inadapt\u00e9es et source de souffrance pour soi ou pour les autres. On distingue plusieurs cat\u00e9gories de troubles de la personnalit\u00e9 :<\/p>\n\n\n\n<ul><li>personnalit\u00e9 parano\u00efaque<\/li><li>personnalit\u00e9 schizo\u00efde<\/li><li>personnalit\u00e9 schizotypique<\/li><li>personnalit\u00e9 antisociale<\/li><li>personnalit\u00e9 borderline<\/li><li>personnalit\u00e9 histrionique<\/li><li>personnalit\u00e9 narcissique<\/li><li>personnalit\u00e9 \u00e9vitante<\/li><li>personnalit\u00e9 d\u00e9pendante<\/li><li>personnalit\u00e9 obsessionnelle-compulsive<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le travail th\u00e9rapeutique sur ce type de troubles est g\u00e9n\u00e9ralement plus long car il s&rsquo;agit ici de comprendre et de d\u00e9construire, ou tout du moins de modifier, un mode de relation \u00e0 soi et aux autres qui s&rsquo;est fa\u00e7onn\u00e9 tout au long de la vie de l&rsquo;individu. C&rsquo;est un travail difficile car le patient, qui a toujours v\u00e9cu avec cette vision du monde, con\u00e7oit difficilement de pouvoir changer ces aspects centraux de son \u00eatre. La th\u00e9rapie psychanalytique ou la th\u00e9rapie centr\u00e9e sur les sch\u00e9mas apportent de bons r\u00e9sultats pour ce type de troubles.<\/p>\n\n\n\n<h2>Les difficult\u00e9s au sein de la famille<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans certaines situations, les souffrances psychologiques ne proviennent pas de l&rsquo;individu seul mais de l&rsquo;ensemble des relations entre deux ou plusieurs individus. C&rsquo;est notamment le cas au sein du couple ou d&rsquo;une famille. Dans ces situations, les difficult\u00e9s ne proviennent pas simplement des individus mais \u00e9galement des relations qui se sont nou\u00e9es entre ces individus, soit de fa\u00e7on p\u00e9renne au cours du temps, soit lors d&rsquo;un bouleversement dans l&rsquo;histoire de la famille (projet de parentalit\u00e9, naissance, coming out, crise d&rsquo;adolescence, divorce,&#8230;) . Ces relations dysfonctionnelles maintiennent la coh\u00e9rence globale du couple ou de la famille mais engendrent beaucoup de souffrance. Une th\u00e9rapie de couple ou une th\u00e9rapie familiale pourra permettre d&rsquo;analyser et de comprendre les origines de ces relations dysfonctionnelles, leur raison d&rsquo;\u00eatre et de trouver des relations plus adapt\u00e9es, apais\u00e9e et \u00e9panouissante pour chacun. Dans cette cat\u00e9gorie, on peut citer les relations conjugales peu satisfaisantes, les violences conjugales, les tensions entre les parents et un enfant ou un adolescent, par exemple.<\/p>\n\n\n\n<h2>conclusion<\/h2>\n\n\n\n<p>Que ce soit \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement d\u00e9clencheur ou l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un long processus, la souffrance psychologique doit \u00eatre un signal du besoin de chercher une aide ext\u00e9rieure et professionnelle. Le psychologue clinicien fera avec vous le bilan lors de la premi\u00e8re consultation afin d&rsquo;expliciter et de comprendre les sources de cette souffrance. Ce bilan est le point de d\u00e9part \u00e0 partir duquel le psychologue construit avec le patient la prise en charge la plus adapt\u00e9e.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La place de la psychologie et du psychologue a beaucoup \u00e9volu\u00e9 depuis une centaine d&rsquo;ann\u00e9e. Notre soci\u00e9t\u00e9 est progressivement pass\u00e9 d&rsquo;un mod\u00e8le en tout ou rien (on est soit \u00ab\u00a0normal\u00a0\u00bb soit \u00ab\u00a0fou\u00a0\u00bb) \u00e0 un mod\u00e8le plus nuanc\u00e9 dans lequel divers troubles psychologiques ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s et \u00e9tudi\u00e9s afin d&rsquo;\u00eatre mieux pris en charge. A pr\u00e9sent, &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/pourquoi-aller-voir-un-psychologue\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Pourquoi aller voir un psychologue ?&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/55"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=55"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/55\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":70,"href":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/55\/revisions\/70"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.mpigne.ovh\/psycho\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=55"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}